The future of interior sensing isn't about watching drivers. It's about understanding when to help, when to stay silent, and when to enable a safe, trusted transition between human and vehicle.Carmen Patrascu, docteure, responsable des ventes et du marketing chez Tobii Autosense
Au-delà de la surveillance du conducteur : pourquoi la confiance est l'avenir du senseur d'habitacle
- Blog
- par
- 5 min
:quality(75))
La conduite automatisée progresse à grands pas, mais le plus grand défi ne réside pas dans la mise au point d’une technologie plus intelligente —, mais dans celle d’une technologie à laquelle les gens font confiance. À mesure que le secteur évolue vers des niveaux d’automatisation plus élevés, le senseur d'habitacle doit passer de la simple surveillance des conducteurs à leur compréhension. Cela implique non seulement de savoir si une personne est attentive, mais aussi si elle est prête, disposée et capable de prendre le contrôle en toute sécurité au moment où cela compte le plus.
Chez InCabin USA à Détroit, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec des équipementiers, des fournisseurs de premier rang et des leaders technologiques au sujet de l'une des transitions les plus importantes que connaît actuellement le secteur de l'automobile : le passage de la surveillance des conducteurs à la promotion d'une collaboration sûre entre l'homme et l'automatisation.
:quality(75))
Depuis des années, les senseurs d'habitacle sont motivés par la réglementation et les exigences de sécurité.
Le système de surveillance et d'alerte du conducteur (DMS) et les systèmes de surveillance et d'alerte des Occupants (OMS) sont devenus des technologies indispensables, contribuant à améliorer la sécurité routière tout en facilitant la mise en conformité avec une législation en constante évolution à travers le monde.
Ce progrès est une source de fierté pour le secteur. Cependant, à mesure que les véhicules deviennent de plus en plus automatisés, le simple respect des normes ne suffit plus.
Le prochain défi ne consiste pas à multiplier les avertissements ou les capteurs. Il s'agit de créer des systèmes auxquels les gens font confiance.
:quality(75))
La surveillance n'est pas l'objectif
Lorsque la plupart des gens entendent l'expression «surveillance du conducteur», elle pense immédiatement au fait d’être surveillée.
C'est compréhensible.
Après tout, la plupart d’entre nous sommes sincèrement convaincus d’être de bons conducteurs. Des décennies de recherches sur le comportement ont montré que les gens ont systématiquement tendance à estimer que leurs compétences au volant sont supérieures à la moyenne. Cela fait partie de la nature humaine.
Ainsi, lorsqu'un véhicule semble remettre en question notre attention ou notre jugement, notre première réaction est rarement l'admiration. Le plus souvent, c'est la réticence.
Cela représente un défi de taille pour notre secteur.
Le senseur d'habitacle ne doit jamais donner l'impression d'une surveillance. Il doit être perçu comme un partenaire de confiance — qui travaille discrètement en arrière-plan et n'intervient que lorsqu'il apporte une réelle valeur ajoutée.
À mesure que l'automatisation évolue, cette distinction prend de plus en plus d'importance. Si les conducteurs ne font pas confiance au système, ils ne s'y fieront pas au moment où cela comptera le plus.
Le passage de la surveillance à la préparation à la reprise
Le passage du niveau 2 au niveau 3 de conduite automatisée modifie fondamentalement la relation entre le conducteur et le véhicule.
Dans les systèmes de niveau 2, le conducteur reste responsable de la conduite, tandis que le véhicule lui apporte son aide. Au niveau 3, en revanche, le véhicule peut prendre en charge certaines tâches de conduite avant de rendre le contrôle au conducteur lorsque cela s'avère nécessaire.
Ce transfert de contrôle peut sembler simple, mais il s’agit en réalité de l’un des moments les plus complexes de la conduite automatisée. La véritable capacité à prendre le relais va bien au-delà de la simple question de savoir si quelqu’un regarde la route.
Il faut au contraire appréhender simultanément trois dimensions essentielles :
Disponibilité– Le conducteur est-il physiquement apte à prendre le volant ?
Capacité– Sont-ils mentalement préparés et capables de réagir ?
Intention– Ont-ils pris acte de la demande et recommencé à se concentrer sur la conduite ?
Ce n'est que lorsque ces trois éléments sont réunis qu'un véhicule peut déterminer avec certitude si un transfert en toute sécurité est possible.
C'est là que le senseur d'habitacle va au-delà de la simple surveillance et devient un élément essentiel de l'expérience de conduite automatisée.
Carmen Patrascu évoque la solution à caméra unique de Tobii, qui combine les systèmes DMS et OMS, ainsi que les défis à relever dans le cadre de la transition du niveau 2 au niveau 3 et de la mise en place d'une capacité de prise de contrôle fiable.
S'appuyer sur des bases éprouvées
Dans le secteur automobile, l’innovation ne se mesure pas au nombre de nouvelles fonctionnalités que nous pouvons lancer chaque année. Elle se mesure à ce qui peut être validé, déployé à grande échelle et considéré comme fiable tout au long du cycle de vie d’un véhicule. C’est pourquoi, chez Tobii Autosense, nous nous sommes d’abord attachés à établir des bases solides.
Notre solution à caméra unique combine la surveillance du conducteur et celle des passagers au sein d’une seule et même plateforme prête à être mise en série. Déjà déployée dans plus d’un million de véhicules, elle démontre qu’un senseur d’habitacle sophistiqué peut également être pratique, évolutif et rentable.
L'utilisation d'une seule caméra ne se résume pas à une simple réduction du matériel.
Elle simplifie les intégrations matérielle, réduit la complexité de l'étalonnage, diminue les points de défaillance potentiels et crée une plateforme robuste sur laquelle les équipementiers peuvent s'appuyer à mesure que l'automatisation continue d'évoluer.
Le plus difficile n'est pas de mettre au point une démonstration, mais de proposer une technologie qui fonctionne de manière fiable sur les routes réelles, jour après jour, pour des millions d'automobilistes.
Le contexte change tout
L'une des principales limites de la surveillance traditionnelle des conducteurs réside dans le fait qu'elle évalue souvent le comportement sans tenir compte du contexte.
Imaginez que vous vous approchiez d'un point d'insertion très fréquenté sur une autoroute ou d'un rond-point complexe. Un conducteur responsable vérifie naturellement ses rétroviseurs, regarde à gauche, regarde à droite et observe la circulation environnante. Vu uniquement à travers l'objectif d'une caméra embarquée, ces mouvements pourraient être interprétés comme une distraction.
En réalité, ce sont précisément les éléments indispensables à une conduite sûre. C'est pourquoi le contexte a son importance.
En combinant les données provenant de l'habitacle avec celles issues des systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS), les senseurs d'habitacle permettent d'obtenir une vision bien plus complète de ce qui se passe réellement.
Au lieu de demander : «Le conducteur détourne-t-il le regard ? », le système peut poser une question bien plus pertinente :
«Ce comportement est-il adapté à la situation de conduite actuelle ?»
Ce changement améliore considérablement tant la sécurité que l'expérience utilisateur.
Plutôt que d'interrompre inutilement le conducteur, le système peut intervenir uniquement lorsque cela s'avère réellement nécessaire.
Cette orientation générale du secteur —, qui associe le senseur d'habitacle et la perception extérieure —, est également abordée dans Future Transport News, dans l'article Pourquoi l’avenir de la détection automobile repose sur la combinaison des systèmes ADAS et DMS. Cet article offre une excellente analyse des raisons pour lesquelles le contexte devient tout aussi important que la perception dans la prochaine génération de véhicules automatisés.
De la fusion des capteurs à l'évolution de l'habitacle
Pour moi, l'avenir du senseur d'habitacle réside dans la réduction de l'incertitude.
L'industrie automobile a déjà démontré l'intérêt de la fusion des capteurs dans les systèmes ADAS. Personne ne s'attend à ce qu'un véhicule se fie à un seul capteur externe pour appréhender le monde qui l'entoure.
Le même principe s'applique à l'intérieur du véhicule.
En combinant les signaux liés au regard, à la posture, à la présence à bord et au comportement avec le contexte de conduite externe, on obtient une compréhension bien plus complète tant des personnes se trouvant à l'intérieur du véhicule que de l'environnement qui les entoure.
C'est ce que nous appelons la « perception holistique ».
Et c’est une étape importante vers ce que nous considérons comme la « cabine évolutive ».
L’« Evolving Cabin » est bien plus qu’un ensemble de fonctionnalités intelligentes. Il s’agit d’un environnement centré sur l’humain, capable d’apprendre, de s’adapter et d’anticiper, tout en respectant la vie privée et en préservant la confiance. Plutôt que de se contenter de réagir en permanence, il sait quand intervenir pour vous aider.
Tout aussi important, il sait quand ne pas le faire.
C'est la confiance qui ouvre la voie à l'automatisation
Une grande partie des débats autour de la conduite automatisée porte sur les capacités des véhicules. Il est tout aussi important de s'intéresser à la manière dont les usagers perçoivent ces capacités et de savoir s'ils leur font suffisamment confiance pour s'y fier. L'avenir de l'automatisation ne sera pas déterminé uniquement par les progrès réalisés en matière de capteurs, de logiciels ou de puissance de calcul. Il dépendra de l'efficacité avec laquelle les véhicules et les humains travailleront ensemble.
À mesure que le secteur évolue vers le niveau 3 et au-delà, les expériences de prise de contrôle doivent devenir intuitives, prévisibles et rassurantes. Pour concrétiser cette vision, il ne suffit pas de surveiller les conducteurs. Il faut comprendre le conducteur, comprendre l’environnement et saisir la relation entre les deux. Lorsque ces éléments sont réunis, l’automatisation relève moins de la supervision que de la collaboration.
The next chapter of automated driving won't be defined by how much technology we can add. It will be defined by how naturally people and vehicles can work together.Carmen Patrascu, docteure, responsable des ventes et du marketing chez Tobii Autosense
Chez Tobii Autosense, nous avons franchi une première étape en proposant à grande échelle une solution de senseur d'habitacle à caméra unique qui a fait ses preuves en production. Le prochain défi consiste désormais à collaborer avec les constructeurs automobiles et les équipementiers de premier rang pour créer des expériences de conduite automatisée que les utilisateurs ne se contentent pas d’ —, mais auxquelles ils accordent véritablement leur confiance.
Découvrez cette technologie
Découvrez comment Tobii Autosense permet la mise en œuvre de systèmes DMS et OMS avancés grâce à un senseur d'habitacle performant.
Découvrez-en davantage sur nos produits de senseur d'habitacle
:quality(75))
Les 4 principaux enseignements de InCabin USA 2024
InCabin USA a réuni des professionnels de l'industrie automobile de la détection et de leur intérêt pour les solutions de sécurité, de confort et de productivité à l'intérieur des cabines.
:quality(75))
Les 5 raisons pour lesquelles le DMS de Tobii est le meilleur de sa catégorie
Découvrez les 5 principales raisons pour lesquelles Tobii DMS excelle à assurer votre sécurité sur la route.
:quality(75))
Pourquoi construire des DMS pour la latence et la robustesse des signaux ?
Depuis quelques années, l'industrie automobile encourage l'utilisation de systèmes de surveillance et d'alerte du conducteur (DMS) dans tous les véhicules.
:quality(75))
Comment le système de surveillance et d'alerte du conducteur contribuera à la réalisation de la Vision zéro
Le DMS, son fonctionnement et la manière dont il contribuera à créer un avenir sans accidents mortels - Peter Tiberg, de Tobii, explique.
:quality(75))
:quality(75))